Jeudi 7 janvier 2010
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J'ai écrit à ma soeur et mes ami(e)s ce matin que depuis hier je me sentais mieux comme si j'avais eu un électrochoc.
Voici la réponse que ma soeur m'a faite : je la trouve géniale (ma soeur + sa réponse !) :
"Ton message, ton courage et ton désir de t'accrocher m'ont fait un bien fou, ils ont éclairci ma journée. Ce sera dur et mouvementé mais ta volonté et ton optimisme vont beaucoup d'aider et
puis, tu le dis toi-même, autour de toi les gens t'aiment et s'il t'arrivait quelquechose tu sais bien que tu détruirais pour une grande partie la vie de ton fils (même s'il est solide,
tu es son rocher et sans toi, il ne réussirait jamais à affronter la vie avec la même force), celle de papa, maman et la mienne ; nous t'aimons trop, tu comptes trop pour nous, nous avons trop
besoin de toi. Nous avons la chance d'être une petite famille mais très soudée, façon puzzle et s'il manque un morceau, le puzzle ne se reconstituera jamais !
Et puis, bien sûr, on se le disait avant-hier soir, tout le monde a son propre seuil de tolérance psychologique mais on se le disait aussi, il y avait bien pire que nous. Le message de M. (une
amie dont une amie (!!) a eu un cancer fulgurant et souffre énormément) te le rappelle et s'il y a au dessus de nous quelque chose, ce quelque chose (ce n'est pas une coincidence) te le
rappelait : il y a autour des enfants, des jeunes femmes qui se réveillent tous les matins en souffrant le martyre physiquement et qui en plus se demandent tout au long de la journée combien de
semaines il leur reste et qui regardent leurs jeunes maris, leurs jeunes
enfants en sachant que la maladie a choisi pour elles et qu'elles vont devoir les quitter en les laissant dans une peine immense et qu'elles ne les verront même pas grandir. Tu sais, s'il y a un
une souffrance insurmontable, je crois que c'est celle qui te fais voir mourrir ton enfant ou devoir l'abandonner. Le reste, même s'il est terrible, même s'il nous laisse parfois à genoux, sans
envie de nous relever, ne crois-tu pas qu'il mérite qu'on le combatte, qu'il se nomme désespoir, dépression ... dans la mesure où il nous laisse ce qu'il y d'essentiel : le choix !
Même dans la pire des situations, (en dehors de celles que j'ai évoquées), il y toujours quelque chose à tenter, on garde son libre-arbitre, et puis, si les tentatives ne portent pas leurs fruits
tout de suite il reste ... le temps. Tant qu'on a le choix et le temps, tout est possible et c'est à cela qu'il faut s'accrocher soeurette car c'est, quand on regarde autour de nous, une chance
immense."
J'ai de nouveau envie de créer donc il faut que je cogite !!!
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