Dimanche 29 novembre 2009
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Hier en fin de matinée, j'ai déversé sur ce blog toute ma souffrance, mon mal-être, espérant que çà m'aiderait.
Toute la journée j'ai été hyperactive sur mon ordi (j'ai dîné à 23h30 : rien manger depuis la veille).
Il est 3h30, j'ai pris mes petits cachets comme indiqué par le psy, je n'ai pas bu d'alcool et le résultat est là : je souffre à en chialer, je suis malheureuse, j'ai envie de hurler.
Alors pourquoi ai-je écrit tout çà ? A quoi çà a servi ? Il y a quelques années, je le faisais et çà m'apaisait : aujourd'hui, çà ne marche plus.
Je me sens tellement honteuse d'avoir pensé que cet homme pouvait tomber amoureux de moi et que j'aurais enfin le droit d'être aimée. Pourquoi les autres et pas moi : qu'ai-je fait pour mériter
d'en baver autant ? Je ne pense pas être quelqu'un de méchant et apparement les gens m'aiment bien et j'ai de l'humour. Mais là, en ce moment, je ne suis plus moi-même. J'ai tellement envie d'aller
le voir, lui parler, lui expliquer, m'excuser mais çà ne changera rien à part me faire passer pour une cinglée. Je serais prêt à tout pour qu'il m'aime. 17 ans à attendre pour ressentir çà et voilà
le résultat. J'aurais prévéfé ne pas m'en sotir lors de mon AVC en mars dernier.
Quand tout çà va-il s'arrêter ? Pourquoi suis-je encore là ? Qu'est-ce que j'attends de cette vie de merde ?
Je m'occupe de la copropriété de la résidence et j'ai du faire un mail à tout le monde: en le relisant, je me suis dit que j'étais la reine des menteuses. Par écrit, c'est tellement facile de
tricher : je paraissais en forme ! Mais les gens qui me voient en ce moment sont mal à l'aise car ils sentent que çà déconne : je maigris, je ne me maquille plus, plus de brushing et fagotée
avec ce qui me tombe sous la main. Certains jours, je me lave (je ne peux pas passer un jour sans douche !) mais je remets un pyjama propre ! Les volets sont toujours presque fermés : rien
n'évolue. D'ordinaire, quand çà ne va pas, je me remets au bout de 4-5 jours (évidemment quand ce sont des douleurs physiques, çà peut être plus long) mais là, c'est uniquement psychologique et
j'ai le sentiment de sombrer, de ne plus vouloir et pouvoir remonter. Comment vais-je pouvoir vivre encore 17 ans comme çà : une vie de nulle, de douleurs.
Bon, il est 3h55 : je vais aller me recoucher avec mon chien (le chat a décidé de dormir dans le salon). On verra demain.
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